février 18

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Downton Abbey : Du British à Bon Escient

Downton Abbey, série anglaise parue en 2010, est toujours l’une des séries les plus aimée en Angleterre. 3 saisons de 8 épisodes de 50 minutes, des personnages aussi bien nobles que domestiques et une intrigue originale vous pousseront à la regarder.    

Il y des millions de séries, beaucoup d’américaines, pas mal d’anglaises et quelques françaises. Tellement que l’on ne sait plus où donner de la tête. Avant un article plus poussé sur les principales séries à regarder, j’en ai une plus particulière à vous proposer.

Sous les instances d’un ami pour le moins excentrique et adorant la culture anglaise, j’ai regardé dernièrement “Downton Abbey”. Cette série sortie fin 2010 compte déjà 3 saisons à son actif mais n’est que peu connue du public français. Pourquoi cela ? Parce que c’est très « british » et « old-fashioned ». Je ne suis pas certain que tout le monde soit habitué aux relations servants-maîtres des années 1910 et aux nombreux titres que possèdent les Lords Anglais. Pour y remédier, voici quelques « tips ».

Mr. Carson (Le Marjordome)

Un avant-goût de l’histoire

L’intrigue commence en 1912, précisément le jour du naufrage du Titanic. Un grande famille Anglaise, les Crawley, sont comtes de Grantham et possèdent un immense manoir appelé Downton Abbey. Lors de ce naufrage, ils perdent leurs deux héritiers. Jusque là ça va, mais c’est après que cela se corse. Le comte Robert et la comtesse Cora n’ont eu que 3 filles. En vertu d’une loi, un entail fee tail male, qui énonce l’impossibilité pour une femme d’hériter du domaine, le comte doit donc chercher un héritier parmi ses cousins mâles les plus proches. Il le trouve en la personne de Matthew Crawley, un avocat de la bourgeoisie moyenne, vivant à Manchester. Il l’invite donc à habiter dans le domaine, avec sa mère. A cette nouvelle, toute la famille Crawley (celle des Lords) s’insurge, car reprendre le domaine signifierait que toute la fortune que la comtesse Cora a apportée avec sa dot de mariage disparaîtrait dans les mains d’un parfait inconnu, laissant la fille aînée Mary appauvrie (enfin tout est relatif). Les Lords ne sont pas prêts à accueillir un bourgeois, encore moins un avocat, et l’accueil ne sera pas très chaleureux. Je ne vous en dis pas plus, la suite serait du spoil…

 

Matthew Crawley (centre) et sa Mère (gauche)

Une série historique

En dehors du scénario très bien conçu et passionnant une fois plongé dedans, cette série est une parfaite représentation de la haute société anglaise au début de 20° siècle. Une société maintenant disparue mais qui reste présente dans notre imaginaire, comme étant le stéréotype de l’Anglais orgueilleux, noble, généreux et flegmatique, entouré de ses serviteurs dévoués. En effet, toute la merveille de la série, c’est de si bien concilier point de vue coté « staff » et point de vue coté « maîtres ». On découvre à quel point être servant était un métier noble et estimé à l’époque, contrastant avec la connotation parfois péjorative qu’on lui donne aujourd’hui. Il y avait une carrière de domestique, où être le valet personnel d’un Lord était la plus grande récompense. D’ailleurs on voit très bien l’énervement contenu d’un valet lorsqu’un des personnages ne lui laisse pas prendre  son manteau.

downton-thomas

Thomas, un Footman   

Les Lords sont très bien joués aussi, et l’on voit bien l’évolution des moeurs et des mouvements de l’époque. Par exemple, l’implantation de l’électricité dans la maison avec notamment cette phrase de la Grand-Mère : « Je ne supporte pas cette lumière venue de nulle part qui me brûle les yeux », dit-elle en se cachant avec son éventail. Cette même grand-mère est un personnage délicieux, tant son éducation victorienne est hilarante. « Qu’est ce qu’un weekend ? » demande-t-elle à un avocat, ou encore « un Anglais bien élevé ne se serait jamais permis de mourir dans la maison où il est invité » sont autant de phrases qui détendent la série.


La Grand-Mère

3 fois 8 épisodes de 50 minutes, cela peut paraître long, mais l’on se surprend à rattraper son retard très vite et on en veut encore. Pris dans l’histoire, on se surprend même à réprimander mentalement un domestique trop insolent, alors que ce qu’il dit paraîtrait absolument normal aujourd’hui. Beaucoup d’humour, d’histoires et d’événements insolites qui changent un peu des problèmes de zombies, de cancers, de meurtres ou même de trônes (même si ces séries sont très bien). A regarder de toute urgence, pour améliorer votre anglais, votre culture et évidement passer un bon moment !

 

Goodbye My Lordship, 

Hugues de Maupeou

Crédits photo: Downton Abbey

PBS Video

Tom + Lorenzo

Divaunuversal

The Guardian

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