Comment devenir adulte en un an ?

L’année de terminale, c’est un peu le passage à l’âge adulte. Passer le code de la route, le permis, s’inscrire aux concours, s’occuper du fameux « APB »: admission post bac, le tout en révisant tout au long de l’année pour « les dossiers » mais aussi et surtout pour passer son bac…  Récit d’une élève de terminale.

Sans vouloir piquer la réplique aux plus de 50 ans, “le temps est passé à une vitesse hallucinante”. J’ai l’impression que c’était hier que nous arrivions en seconde, nos têtes souriantes, pleins de motivation et bien habillés pour faire bonne impression. On se disait tous « ça y est, on est grand, on est au lycée! »

 

Le lycée ?

Dans notre imaginaire il était à l’image des séries américaines… Le jour de la rentrée on se rend tout de suite compte que c’est moins glam. Puis l’année passe, on se dit qu’en ayant eu 14 au brevet sans ouvrir un cahier, le bac on l’aura les mains dans les poches. Pas si évident finalement. Sans même s’en rendre compte, on arrive en terminale et les choses sérieuses commencent. Pour certains, le futur est tout tracé: travailler dur, avoir son bac avec mention, et  faire des études brillantes ! Pour d’autres – beaucoup – l’après lycée est bien plus compliqué. A partir de 17 ans, à chaque réunion de famille et autres soirées d’anniversaire, on entend 10 fois la même question « Tu fais quoi l’année prochaine? ».  Même après les différentes conférences et sessions à Info Avenir, la réponse est toujours ambiguë. Mais qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? Fini d’être un assisté qui passe son temps entre la télé, l’ordi, le frigo et son lit.

 

Déjà on quitte (enfin) le lycée !

D’un côté nous avons tous envie d’en finir – pas un jour de cours sans : « j’en ai marre », « je suis crevé » ou encore « c’est quand les vacances ?». Mais de l’autre, nous sommes tous angoissés à l’idée de changer de ville, d’établissement et de manière d’étudier. Certains d’entre nous (comme moi par exemple) ont suivi le parcours primaire/collège/lycée dans le même quartier, St Louis en l’occurrence. Rien de plus effrayant que de changer de ville après 10 ans à Versailles, à côtoyer les mêmes personnes. De plus, on nous dit sans arrêt, en cours, dans les médias, ou dans nos familles, que les temps sont durs pour l’emploi, que les diplômes sont dévalorisés, que le chômage ne cesse d’augmenter, bref que les étudiants vont galérer dans les années à venir. Pas franchement motivant pour des élèves avec des rêves plein la tête. Je citerai une de mes amies proches, élève à NDG en Terminale : «  et dire qu’on est censé passer nos meilleures années… ». Voilà qui illustre parfaitement ce sentiment de lassitude générale ressenti par les bacheliers.

Après le bac, une page va se tourner, on se plaint de notre routine quotidienne mais on a peur du futur. Une situation assez pénible en somme…

Mais arrêtons un peu de nous plaindre, il nous reste quoi ? Deux mois ? Après le bac, ça sera fini et on n’en parlera plus. On entend souvent “le lycée c’est facile” alors profitons à fond des dernières semaines de notre scolarité, de nos emplois du temps si légers, et du soleil qui arrive.

Et puis on le sait tous, même en grandissant on ne devient jamais vraiment adulte… Demandez à vos parents.

 

Marie de Brauer

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