Virgule, etc.

Virgule, etc., l’exposition très (in)attendue de Roger Vivier au Palais de Tokyo

L’expostion Virgule, etc. était au Palais de Tokyo jusqu’au 18 novembre. On a pu admirer les 170 chaussures imaginées par Roger Vivier, le Grand Inventeur du talon aiguille. Mort en 98, son art et son génie ont traversé le XXème siècle. Exposition comme rétrospective, on ne peut qu’apprécier. Virgule est donné en hommage à un talon, créé en 1963, après Etrave en 58 et avant Choc en 89.

Armée de mon appareil photo, je me lance à la poursuite du Beau et fonce au -1. Une galerie plongée dans le noir, et les chaussures, comme une évidence.

Les créations sont dans des cages de verre, parfois en équilibre, parfois  juste posées, elles portent toutes des noms. Tantôt drôles, intrigants, toujours originaux, ils illustrent parfaitement l’Art et l’Humour à la Vivier.

Les multiples détails fascinent, les matières sont nobles, et quelques sacs font battre le cœur des visiteurs. Assortis aux chaussures, œuvres d’art parmi les œuvres d’art.

Pour moi qui suis habituée aux concepts contemporains du Palais de Tokyo, Virgule, etc. est une parenthèse.

Le silence règne dans la galerie malgré le brouhaha provoqué par une autre exposition phare, Parreno (que je vous conseille par la même occasion -jusqu’au 12 janvier 2014-).

Les formes fascinent, la recherche du Beau est à son apogée, les créations originales sont encore aujourd’hui une source d’inspiration immense pour les créateurs.

La cuissarde, en vogue l’hiver dernier, est mise à l’honneur dans cette exposition, déclinée du rouge au jaune en passant par le marron, soumise au jeu des textures. On ne peut qu’admirer un travail né d’une imagination débordante.

Le génie Vivier crée la première collection de chaussures de la maison Dior en 1953. Il est adoré des actrices telles que Catherine Deneuve ou Brigitte Bardot et Christian Louboutin dit de lui qu’il était son mentor. Rien que ça.

Le style, l’élégance sont toujours présents. Rien n’est laissé au hasard, les broderies, les perles, les dentelles habillent le soulier qui sublime la femme.

Les détails constituent un ensemble incroyable.

Cette exposition est l’occasion d’aller admirer le fruit d’un travail colossal, tendre bulle réconfortante dans un Paris qui se refroidit.

Camille ASQUIN

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