« Me, me, me » ou la génération Y

Source photo : cosmopolitan.fr

La génération Y ou génération « moi, moi, moi » concerne tous les jeunes nés entre la fin des années 80 et le début des années 2000.

C’est quoi la génération « me, me, me » ?

Génération Y est un nom plutôt geek, mais en même temps tellement adapté pour décrire une génération multi-connectée, à la pointe des dernières nouvelles technologies. Sans vous barber avec des statistiques décrivant le nombre interminable d’heures passées sur Internet ou sur son Smartphone – puisqu’il faut l’appeler ainsi – , la génération Y se fait connaître avant tout pour ses capacités à communiquer avec une facilité déconcertante.

Mais pourquoi communiquer ?

Pour partager bien-sûr, principalement des photos, tellement faciles à prendre avec son téléphone, dans n’importe quelles situations, avantageuses ou pas. On les poste directement sur Instagram ou sur Twitter pour épater la galerie. D’ailleurs, je ne sais pas si avez remarqué à quel point Instagram rend belles nos photos…

Les filles prennent leurs nouvelles paires de chaussures, leur nouvelle manucure ou  des paysages de vacances pour faire des photos un peu « arty ».  Ça reste d’ailleurs presque pareil pour les garçons, à quelques détails près : les haltères remplacent les manucures et les tatouages les paysages. Sans compter toutes les photos de mets délicieux, très sympa quand on va au resto avec des gens qui ne cessent d’« instagrammer » la salade verte, le poulet au citron et la tarte aux fraises TELLEMENT extraordinaires.

Parce que oui, la génération Y est fière d’affirmer que Facebook n’est plus maintenant l’Idéal… Trop poussiéreux et pas assez rapide pour ce monde qui ne s’arrête jamais de bouger. En bref, les statuts « Kikoulol » de 2008 ont déjà été supprimés. Le mieux sur Instagram, donc, est d’avoir le plus d’abonnés, de commentaires, pour se sentir «virtuellement populaire », ce qui n’est déjà pas mal.

Plus sérieusement, le fait même de se prendre en photo 25 fois par jour ne renforce que le nom, cette fois  un peu péjoratif, de la génération « moi, moi, moi ».

Soyons donc NOM-BRI-LISTES !

Le problème qui se pose maintenant est de savoir si les gens qui regardent nos photos sont réellement intéressés par ce qui est publié… ou si ceux-là sont juste des voyeurs impénitents.

Bref, il ne tient qu’à nous de continuer à nous exposer sur la toile pour nous insérer au mieux dans notre génération, ou de couper les ponts avec le reste de la société.

Car oui, supprimer son compte Facebook, par exemple, peut provoquer un certain isolement chez les jeunes qui auraient osé franchir le pas. Plus d’invitations aux soirées, plus de nouvelles des amis éloignés, sans compter les réflexions du type : « Quoi ?! Tu n’as pas de compte Twitter ?! » .

Instagram reste malgré tout un grand terrain de jeux pour la créativité, en témoignent plusieurs expositions, notamment à Marseille, dédiées aux meilleurs photographes amateurs 2.0.

La décision de rester connecté ne tient donc qu’à nous, faites votre choix !

Camille ASQUIN

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