Solidarité Sida

Le 1er décembre 2013, la journée mondiale de lutte contre le Sida fêtait son – triste – vingt-cinquième anniversaire. Si cette journée est importante, tout au long de l’année des associations se battent pour lutter contre le virus qui, en 2012, touchait 35,3 millions de personnes à travers le monde, selon l’OMS.  Découvrons une de ces associations,  Solidarité Sida, créée il y a 20 ans par Antoine de Caunes et Luc Barruet.

“Solidarité Sida, c’est cela 
avant tout : l’histoire d’un 
engagement collectif et 
générationnel fondé sur l’envie d’agir et le refus 
de la fatalité”, confient-ils.

L’engagement se poursuit vingt ans plus tard grâce aux 25 permanents qui y travaillent toute l’année,  accompagnés des 3000 bénévoles qui rendent possibles les initiatives de l’association.

Ensemble, ils gardent espoir et font leur maximum pour lutter contre cette maladie malheureusement toujours présente aujourd’hui. Ils s’unissent à travers de nombreux objectifs : aider, prévenir, défendre et mobiliser. Que ce soit les Solidays, la Love Life Parade, le Zapping une fête solidaire à la belle étoile ou encore Sex in the City, Solidarité Sida conçoit ou soutient ces événements pour rassembler les jeunes et répondre à leur envie d’agir. Elle leur offre un terrain d’action citoyen en faveur d’une plus grande solidarité entre pays riches et pauvres.

Solidarité Sida combat l’inégalité de l’accès aux traitements. L’Afrique Subsaharienne est la zone la plus touchée par la maladie : 23,5 millions de personnes atteintes. Ces pays ont besoin d’aide financière de la part des pays développés. Aujourd’hui seuls 40% des malades qui devraient bénéficier d’un traitement ont accès aux médicaments dans les pays pauvres.

En 2005, Solidarité Sida a lancé une campagne au contenu émotionnel fort, diffusé dans la presse et sur internet, pour convaincre la France de doubler sa contribution à la lutte contre le Sida dans les pays en voie de développement. En 2006, elle crée la campagne “On s’en fout pas” et, l’année qui suit, la campagne “Médicaments pour tous”. Des expositions, qui ont lieu par la suite, nous donnent des chiffres clés, des photos et des faits marquants, nous poussant ainsi à prendre conscience de l’importance d’agir. Pour l’association, qui a besoin du soutien des citoyens pour pouvoir convaincre les gouvernements d’obtenir plus d’aide financière, s’apercevoir que des personnes se mobilisent est un soutien indispensable. C’est grâce à tous les volontaires, aux dons, à la présence des bénévoles lors des manifestations, aux expositions, aux festivals, aux campagnes, que Solidarité Sida ne baisse jamais les bras face à ce combat, et que son rêve de vaincre la maladie est toujours aussi fort.

L’association soutient également l’accès aux soins des communautés et des associations locales, accompagne les malades dans leur quotidien, facilite l’accès aux soins et aux droits des plus démunis, redonne espoir aux orphelins et aux enfants vulnérables en les aidant, par exemple, à trouver une famille d’accueil lorsqu’ils n’ont plus de solution familiale. Elle brise l’isolement des populations marginalisées, maintient l’aide en zone de crise ou de conflit armé, mène de multiples actions symboliques, et organise  de nombreuses campagnes de prévention.

“Dans ce contexte, le rôle d’une association 
comme Solidarité Sida, consiste à faire confiance à une jeunesse toujours prompte à aider ceux qui en ont besoin, à prévenir ses pairs ou à dénoncer les 
injustices. Mais aussi à travailler « main dans la 
main » avec les acteurs de terrain, ici et là-bas, pour 
briser la logique de 
l’inéluctable. Plus qu’une mission, un engagement porteur d’espoir ».

Arrêtons-nous également sur l’exposition Sex in the City, présente depuis dix ans aux Solidays et au mois d’octobre encore à la Bastille. C’est une exposition ludique sur la sexualité, ses risques et les conséquences qu’elle peut entraîner lorsqu’elle n’est pas protégée. Les bénévoles qui nous rencontrent insistent sur la prévention des IST (infections sexuellement transmissibles) et des moyens de contraceptions. Elle est ouverte à tous car elle concerne chacun d’entre nous. Pendant 45 minutes, on pose aux bénévoles, qui sont présents du début à la fin, toutes les questions que l’on veut sans être jugé, bien au contraire. C’est donc l’occasion, dans ce lieu sans tabous, d’aborder des sujets que l’on n’évoque pas forcément en famille ou entre amis.

Maitena Biraben, marraine de Solidarité Sida témoigne:

« L’expo Sex in the city, c’est pédago, tout est dit, tout est montré, mais à tout moment quelqu’un est présent pour vous aider à comprendre ou dédramatiser. Plus étonnant; c’est informatif y compris pour les vieux briscards qui pensaient pourtant avoir une sexualité délurée !

C’est fou le nombre de choses que j’ai apprises ou mises au clair grâce à l’expo !

C’est aussi une bulle, dans laquelle on peut parler. Poser ses questions, celles qui nous font sentir idiot, dont on pense qu’on devrait déjà avoir la réponse.

On sort de là tranquillisé. Apaisé. »

L’exposition a eu lieu du 5 au 20 octobre, elle est gratuite et reviendra sûrement, fin juin durant les Solidays 2014. D’ici là, protégez-vous !

 Axelle de Kermadec

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