Les films de Noël à voir (pour les petits, les grands et votre dose annuelle de cookies et de lait)

Vous savez, un jour je me suis mise à penser à tous ces films et épisodes spécial fêtes qui n’ont pas reçu assez d’attention. Et puis j’ai pensé à tous ceux qui méritaient si peu d’attention (Je te Regarde, La Course au jouet…) mais qui ont certaines scènes mémorables qui valent le coup d’être regardées quand même. Et puis j’ai pensé à La Pataterie… Sans raison particulière, j’avais juste faim, et puis j’ai réalisé qu’au lieu de faire un top ou d’en choisir un en particulier pour le critiquer en long et en large, j’allais parler de ces Spécials Noël qui mériteraient plus d’attention ou, encore mieux, ceux qui ne sont pas spécialement bon du début jusqu’à la fin mais qu’il faut regarder pour une ou deux bonnes scènes.

 

Bad Santa, de Jeff Zwigoff (2003)

Évidemment, en lisant le titre on ne peut pas se tromper sur le sujet, mais le film en lui-même est si malsain, si dépressif et se moque tellement de tous les messages traditionnels du style « Noël c’est bien il faut être gentil et partager en cette période », que c’est dur de ne pas être intrigué. Il est tellement cynique que, quand le personnage principal fait quelque chose de réellement affreux (même sans aucune raison valable), on accepte ça comme une sorte de miracle de Noël. Si ça ce n’est pas paradoxal … Tout l’essor comique vient de sa nature si mesquine, avec toutes ses allusions et ses gros mots. Si vous êtes friands des Spécials Noël non conventionnels, il faut y jeter un coup d’oeil.

 

Futurama saison 2 épisode 4: Conte de Noël (Xmas Story)

Cette année, pourquoi pas ne pas se laisser tenter par un père Noël en robot géant qui tue des gens ? Futurama a définitivement une approche créative du futur, et l’une des plus drôles est celle où Noël est en fait une période pour rester enfermé chez soi et passer du temps avec sa famille, pas pour l’ambiance aimante, chaleureuse et de camaraderie, mais parce qu’il y a un père Noël robot psychopathe qui massacre quiconque sera sorti de chez lui le 24 décembre ! C’est si surprenant de voir un soir de Noël transformé en chasse à l’homme par un timbré. Références pop culturelles, dents pointues et coups de feu ? Comment ne pas apprécier ?

 

Maman j’ai raté l’avion, (Home alone) de Chris Colombus (1990)

Bon, ça reste un classique, tellement que même 20 ans ans après on continue de le diffuser sur TF1 pendant les fêtes. Le premier était sympa mais sans plus, mais les suites ? Même les fans Hardcore vous diront que ça ne valait pas le coup ! Malgré ça, il reste de belles scènes à redécouvrir : avec ce jeu d’acteur qui reste très drôle, les prises tournées à New-York à Noël qui sont superbes à regarder… Et, soyons honnêtes pendant deux secondes, LA raison pour laquelle on regarde ce film : Tim Curry. En ce qui me concerne, quand les scènes où il apparaît sont finis, on peut arrêter de regarder le film; il est TELLEMENT impliqué dans son rôle, dans ses expressions faciales, qu’on dirait un mélange de The Mask et du Grinch.

 

Mission : Noël (Arthur Christmas), de Sarah Smith (2011)

Celui-là a malheureusement été rapidement mis aux placards lors de sa sortie. Pourtant, moi qui suit du genre à pinailler sur le moindre détail, et malgré ces deux-trois petites fautes de rythme, je ne vois pas pourquoi on ne lui laisserait pas sa chance. Il a un humour très inventifs, et une animation fluide et rapide. Mais non seulement c’est drôle à en faire recracher son chocolat chaud, avec toutes ces blagues créatives balancées sur le mythe du Père Noël, mais ça a également cette magie dans les personnages, l’histoire, et le concept art qui nous fait retourner en enfance. Si vous ne l’avez jamais vu, faites-vous une faveur en le regardant dès maintenant.

 

Tokyo Godfathers, de Satoshi Kon et Shôgo Furuya (2003)

En vu de sa qualité, je suis surprise chaque année de voir qu’on y prête si peu d’attention. Méconnu du grand public et réalisé par une légende de l’animation japonaise Satoshi Kon, 3 sans abris (une femme travestie, une adolescente fugueuse et un chômeur alcoolique) essaient de confronter leur passé qui les hantent tout en essayant de retrouver les parents d’un bébé qui a été laissé dans les ordures. C’est un scénario bien étrange c’est le moins que l’on puisse dire, et je suppose que beaucoup de personnes vont se dire que c’est encore un film du style “Trois Hommes et un bébé” mais c’est en fait un film très sombre, surréaliste et totalement fou, mais qui assume et embrasse sa propre folie. C’est un de ces films qui ne va ni trop dans le niais ni trop dans le malsain. C’est l’équilibre parfait entre la dure réalité et l’espoir en l’humanité que l’on ressent lors des périodes de Noël.

 

Le Noël de Mickey (Mickey’s Christmas Carol) de Burny Mattinson (1983)

La toute première adaptation de A Christmas Carol que j’ai vu de ma vie. Avec Mickey Mouse. Je vous l’accorde; au premier abord, on pourrait penser qu’il est dès le départ condamné à être mauvais car ça ne peut être qu’une vaine tentative de marchandising de la part des studios Disney. Mais, pour un short de 30 min, c’est une superbe et impressionnante réécriture du classique de Charles Dickens. Et puis franchement : Picsou en tant de Ebenezer Scrooge… On ne peut pas faire mieux ! Mais les équipes de production et de réalisation ne se sont pas contenté de juste mettre des personnages Disney dans des rôles célèbres, ils ont réussi à capturer l’essence même de l’oeuvre originale en si peu de temps, ce qui nous implique davantage dans les péripéties de chaque personnage. Les scènes tristes, bien que courtes, sont affreusement tristes ! Aviez-vous déjà vu Mickey Mouse pleurer ? C’est inhumain de faire ça, on ne devrait pas toucher à notre enfance comme ça ! Comme je le disais, ça a beau être court, chaque moment est un pur régal pour les yeux et pour notre âme d’enfant. Comme un bon Disney se doit de faire.

 

Doctor Who saison 6 épisode 0 Spécial Noël: Le Fantôme des Noëls passés (A Christmas Carol)

De la SF britannique à petit budget à Noël ? Et pourquoi pas ? Je triche un peu en parlant de celui-là car c’est un de mes préférés si ce n’est MON préféré dans cette liste. Mais ce n’est pas pour rien. Non seulement les acteurs sont bons, la musique est mémorable et le montage est de qualité supérieur par rapport à son format pour la télé et à son budget (les grosses boîtes américaines devraient prendre exemple…) mais aussi, du point de vue de l’adaptation, c’est du pur génie; la réutilisation et la réinterprétation des éléments importants du conte original sont des plus ingénieux, au point que l’épisode devient son propre conte inédit et, en plus de cela, un SUPER conte de Noël. La révélation sur l’identité de l’esprit des Noëls futurs est particulièrement brillante et réintègre à la perfection les différents thèmes sur la transformation de Scrooge. Et ce qui est le plus beau, c’est que les néophytes de la série Doctor Who voire de A Christmas Carol n’ont pas spécialement besoin de connaître le matériel d’origine pour apprécier l’histoire, du moment qu’ils acceptent ce délire limite magique, ces répliques qui font mouche mais surtout cette imagination décomplexée qui caractérise et fait le charme de la série.

Évidement, j’ai du en survoler énormément en faisant cette liste, comme l’excellent The Muppet Christmas Carol ou le discret Pôle Express. Enfin, vous pouvez toujours commenter en mentionnant ce Spécial Noël qui selon vous mériterait qu’on lui accorde plus d’attention. Sur ce, je vous laisse, je dois me préparer pour le 24 en mettant mon ugly sweater de Noël vert avec un Rudolph et en m’empiffrant de sucres d’orges au point d’en faire des dents de morse.

 

En vous souhaitant de joyeuses fêtes de fin d’année !

 

Tic

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