#Urbex: La Villa de l’Ambassadeur

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Cette maison, en apparence assez banale, et peu connue du monde de l’Urbex a appartenu pendant de longues années à un Ambassadeur Africain. Lui et sa famille en furent d’ailleurs les derniers occupants.

Elle se dresse au milieu d’un grand jardin envahi par les arbres. Nous peinons à trouver un accès mais entrons finalement dans la propriété. C’est une bâtisse de 3 étages à la pierre assez brune et aux volets verts, on ne la distingue que très peu de l’extérieur du fait des hautes haies qui l’entourent. La voiture familiale garée dans la cour nous rappelle, de par sa plaque diplomatique que nous sommes au bon endroit. Nous montons les 3 petites marches qui font office de perron et entrons par la porte, grande ouverte…

Surprise générale en voyant l’état de conservation de la maison, ne sachant pas où donner de l’oeil tant c’est une véritable mine d’or (au sens beaucoup de choses à voir, pas à rapporter chez soi). Nous décidons d’organiser la visite pièce-par-pièce et commençons par le salon: une télévision, une table basse, des fauteuils, des tableaux, de beaux tapis sur lesquelles prennent pied quatre magnifique canapés. Au sol: des documents diplomatiques, des journaux, des cartes, des prospectus, des liste électorales, on se croirait plus dans une maison en bordel que dans une vieille demeure abandonnée. Nous accédons à la cuisine par une pièce où, au milieu d’un foutoir monstre, trône une table de billard. Dans la cuisine: des bols, des tasses et de la nourriture plus très fraîche. Place au 1er étage…

Une villa pas tout à fait vide…

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Là aussi c’est très impressionnant, c’est un long couloir tapissé de moquette rouge bordé par des chambres et des salles de bain. Nous entrons dans ce que nous prenons pour la chambre de l’ambassadeur: un lit double, une télé, un attaché-case, des vêtements, pleins de cartes de visites de l’ambassade, des médicaments, des photos de famille, cela serait trop long à décrire tant c’est en désordre. La salle de bain est dans le même état, des parfums, des crèmes, des shampoings, du maquillage, des médicaments, des cosmétiques jonchent le sol, les lavabos et la baignoire. Cette fois-ci on a l’impression que les habitants sont juste bordéliques et qu’ils ce sont juste absenté momentanément tant cette visite ne ressemble à aucune autre…

Le deuxième étage ? Plus facile à dire qu’à faire !

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L’escalier ne commence qu’à mi-chemin, toute la première partie s’affaisse sur l’escalier du dessous, on a dû escalader les marches en prenant appui ici et-là sur une rampe, un meuble, le mur, tout en étant bien sûr assurés par une corde que nous avions préalablement apporté.

Arrivés là-haut nous avons étés surpris de voir, dans le couloir, un amas de valises étiquetées “CDG”, comme si les propriétaires étaient partis sur un coup de vent ou du moins en avaient eu l’intention. Encore des chambres, toujours des chambres, c’est à se demander combien d’enfants il avait ! Tout au bout de ce couloir, le bureau de Mr l’Ambassadeur ! Des documents, agendas, notes de frais, liste électorales, là encore c’est Bagdad !

On redescend finalement au sous-sol, où, étonnement, on tombe derrière une porte épaisse, sur une petite pièce aménagée: un bureau, un lit superposé, un placard avec des vêtements, alors cachot pour enfant pas sage ou petit endroit secret où son excellence vient réfléchir au calme ? Bizarre ! En tous cas le sous-sol est assez vaste, on y retrouve des machines à laver et un canapé aussi beau que ceux du salon. On fera un dernier petit tour de ce dernier avant de quitter définitivement les lieux, sans laisser de traces, nos sacs toujours aussi vides que lorsque nous sommes arrivés, content que la règle fondamentale de l’Urbex ait été appliquée, même si c’est très tentant de ramener un souvenir d’un lieux aussi incroyable que l’a été celui-là !


Bon j’en ai assez dit. Regardez par vous même, les photos sont parlantes :

QP

D’autres reportages photos de la Villa de l’Ambassadeur: 

A la recherche du temps perdu

Quentin’s Photographie

Julien Cornette

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