Tatoueurs, tatoués

Tatoueurs, tatoués est une exposition qui a eu lieu au musée du Quai Branly du 16 mai 2014 au 18 octobre 2015. J’en ai entendu parler par des amis, j’y suis allée et je fus agréablement surprise. Ce récit de l’histoire du tatouage m’a passionné. Constituée de plusieurs parties organisées en circuit, l’exposition met en avant les influences des différentes cultures sur le tatouage ; elle nous dévoile les styles et modes évoluant selon les époques et enfin son utilisation « sociale ou asociale » dans les prisons ou encore les sideshows…

A travers les photos, les dessins, les vidéos, les affiches publicitaires et celles de présentation des sideshows, les anciennes machines à tatouer (descendantes du stylo électrique d’Edison), les corps en silicones tatoués, les morceaux de peau tatoués prélevés sur des cadavres… nous parcourons l’histoire du tatouage et allons à la rencontre de ses grands maîtres. Le tatouage est une pratique ancestrale. L’exposition a choisi de remonter cette histoire jusqu’au au XVIIème siècle en Polynésie, où les tatouages avaient été observés dans les tribus comme marqueur lors de rituels. Dans d’autres pays, comme en Thaïlande, il avait une fonction punitive. Le terme tatouage vient d’ailleurs du thaïlandais “tatatau” signifiant frapper, faire une incision. Ce châtiment corporel s’est ensuite marginalisé et devient au fur et à mesure du temps une pratique artistique. L’évolution du tatouage est due aux échanges de techniques, d’outils, de pigments et de formes entre pays et continents.

On tatoue pour vénérer, pour infliger une punition, pour se marginaliser au sein d’une société, pour être beau et fier, pour se rappeler… Le tatouage est une trace indélébile qui prend diverses formes et qui prend surtout tout son sens en chacun de nous.

En somme, cette exposition nous offre, en plus de la connaissance de l’histoire du tatouage, l’opportunité de nous inspirer de ces derniers quel que soit leur origine (Polynésie, Japon, Amérique du nord, Amérique du sud…) et pour ceux qui veulent sauver leur peau, il s’agit juste de s’ouvrir à cet art étonnant auquel j’espère vous avoir sensibilisé.

Raphaela Verde

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L’histoire du tatouage

Infos pratiques

 

 

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